« Chaque matin ressemblait à une bataille »

Il y a un avant et un après DA.
Pendant des années, j’ai eu du mal à trouver ma place et à maintenir un équilibre intérieur. Professionnellement, j’ai accumulé les démissions. Après un énième burn-out, combiné au décès d’un proche, j’ai sombré.
Moi qui étais incapable de m’écouter et de faire une pause, la vie m’avait mise K.O. Vidée, épuisée, sans énergie. Chaque matin ressemblait à une bataille que je n’avais plus la force de mener. Tout ce qui, autrefois, me procurait du plaisir semblait désormais fade. Les jours passaient, tous gris, sans fin.
Souhaitant me laisser mourir, j’ai franchi la porte d’un psychiatre. Le diagnostic a été sans appel : dépression sévère !
Avec une ordonnance d’antidépresseurs et d’anxiolytiques en poche, j’ai repensé aux Alcooliques Anonymes, ce mouvement qui aide tant de personnes à s’en sortir. Cela m’a inspirée. Par un simple hasard, j’ai cherché “Dépressifs Anonymes” sur Internet. Et je suis tombée sur ce site !
Et quelle bénédiction d’avoir assisté à ma première réunion ! Pour la première fois depuis longtemps, je me suis sentie accueillie, écoutée, comprise.
Depuis presque un an, j’assiste régulièrement aux réunions. J’écoute les amis du programme, je partage mon expérience, et j’intègre petit à petit les outils proposés.
Le plan de journée me permets de clarifier ma journée et de ne pas sombrer dans la procrastination ou la volonté déchaînée.
Grâce au programme, je vis davantage dans le moment présent. Je retrouve confiance et j’apprends à poser des actes bons pour moi et respectueux des gens qui m’entourent.
Désormais, Je ne suis plus seule. J’ai une grande famille, la famille DA.

 

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